Skynet: Science Broadway

Espace scientifique: informations, analyses, critiques, etc.

23 novembre 2007

An inconvenient truth !

Le document original a été malheureusement effacé du serveur. Pour cela, j'ai cherché une version équivalente que vous trouvez dans les vidéos suivantes... C'est Al-Gore, un politicien américain qui participe à une compagne de sensibilisation à propos de la "crise du climat". Il présente ses points de vue dans la seconde vidéo aux parlementaires français lui interrogeant à propos de "la vérité qui dérange" !

Au secours de la planète ... sinon nos enfants ne trouveront pas où ils vivront !


Liens externes

http://www.changement-climatique.fr/

N.B.: le propriétaire de ce blog n'assume aucune responsabilité à propos du contenu des liens externes proposés.

Mise à jour: 16 Décembre 2007

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21 novembre 2007

La postcombustion

La post-combustion est l'appellation du système permettant d'augmenter la puissance fournie par un turbo-réacteur [1]. Pour comprendre le fonctionnement de ce système, il faudrait comprendre au début comment un turbo-réacteur fonctionne.

Turboréacteurs: Principe de fonctionnement

A la base, un turboréacteur est un système de propulsion par réaction produite par éjection de gaz de combustion d'un carburant. Il a la particularité d'utiliser une partie de l'énergie de ces gaz pour comprimer l'air utilisé comme comburant [2]. Quand j'étais enfant, je m'amusais à remplir un ballon en air et le laisser échapper d'un seul coup. En effet, la sortie de l'air comprimé par une petite orifice (l'ouverture du ballon) produit une force de même direction mais opposée en sens à celle de l'éjection du gaz ce qui permet au ballon rempli d'air de voler quelques secondes comme une fusée jusqu'à ce que tout le gaz y échappe. A l'époque, je n'imaginais pas les éventuelles utilisations pratiques d'un tel principe basique. Le même effet que l'on observe lorsqu'on échauffe un tube à essai contenant de l'eau et fermé avec une bouchon peu solide. A près un certain temps de chauffage, la bouchon s'éjecte comme une projectile. Ceci est dû à la vapeur produite suite à l'ébullition de l'eau causant une augmentation de la pression interne du tube. Cette pression tend à échapper en augmentant la force que subit la bouchon.

Un turbo-réacteur réalise une propulsion au même titre qu'une hélice, à ceci près qu'elle se sert également d'une réaction chimique de combustion pour récupérer l'énergie en partie pour faire tourner cette hélice et en partie pour éjecter des gaz à grande vitesse. C’est un moteur à réaction qui fait avancer l’avion par réaction (par opposition à action) d'un gaz sur les parois du moteur. C’est la variation de vitesse de l’air entre l’avant et l’arrière du réacteur, due aux différentes aubes et à la combustion, qui produit la force de poussée (Fp = Q.(Vs – Ve) est la formule simplifiée de la poussée, avec Q le débit masse de l’air admis, Vs la vitesse du gaz en sortie et Ve la vitesse du gaz en entrée). On peut le considérer comme un moteur à hélice grandement améliorée. Son fonctionnement est divisé en 4 parties [3]:

  1. Une admission: Il s'agit de la phase d'aspiration de l'air par le ou les entrées du turboréacteur.

  2. Une compression: la masse d'air réçue est ensuite comprimée par un compresseur afin d'augmenter la pression de la masse des gaz.

  3. Une combustion: dans la chambre de combustion, le carburant et l'air sont constamment mélangés en présence d'une flamme. La température de la masse d'air et donc sa pression augmentent donc considérablement.

  4. Une détente: La masse des gaz chaude et hautement compressée est à la fin ejectée par une tuyère. La section limitée de la tuyère augmente la force et donc la vitesse d'échappement des gaz ce qui permet d'augmenter considérablement la poussée de l'avion.

Le turboréacteur est donc composé par plusieurs éléments:

  • Le ou les entrées d'air (air inlet): c'est l'entrée qui permet au turboréacteur d'aspirer l'air. Elle est généralement placée en direction du mouvement de l'avion (voir figure I).

  • Le compresseur (compressors): il s'agit d'une chambre de compression avec une ou plusieurs turbines qui en tournant compriment le flux d'air entrant et augmentent sa vitesse (exemples en figure II et III).

  • La chambre de combustion (combustion chamber): il s'agit du compartiment dans lequel le carburant est enflamé et mélangé avec l'air (voir figure II et IV).

  • Une zone de détente (turbine): qui permet d'abaisser la pression des gaz tout en transférant une partie de leur énergie vers l'arbre du compresseur pour le faire tourner.

  • Une tuyère d'éjection (exhaust nozzle): qui, par une forme évasée, continue la détente et transforme l’énergie de pression en énergie cinétique avant d’éjecter le flux d’air (voir figure II et IV).

Figure I: Prise d'air dorsale de la fameuse B2

Figure II: Schéma d'un compresseur axial

Figure III: Une coupe d'un réacteur montrant les arbres tournant de son compresseur axial

Figure IV: Principe de fonctionnement d'un turboréacteur

Il existe des turboréacteurs dits à simple flux alors que d'autres sont dits à double flux. Les turboréacteurs des figures II et IV sont à simple flux alors que ceux des figures V et VI est à double flux. En effet, les moteurs sont dits à simple flux quand la totalité de l'air admis traverse le moteur et actionne les turbines. Dans le cas où l'air empreinte deux chemins différents, le turboréacteur est donc dit à double flux. L'inconvénient des turboréacteurs à simple flux est le bruit énorme qu'ils génèrent. Ils n'atteignent un rendement satisfaisant qu'au delà de Mach 1 (*).

Dans les turboréacteurs à double flux, les premiers étages du compresseur basse pression (souvent réduits à un seul qu'on appelle soufflante, fan en anglais) sont de grandes dimensions pour aspirer de grandes quantités d'air. L'air pré-comprimé par la soufflante ne passe pas intégralement par le moteur, mais une partie (le flux froid) le contourne par sa périphérie jusqu'à la tuyère où il est éjecté avec les gaz chauds (flux chaud). Cela permet, pour des vitesses modérées (en dessous de Mach 1.5 environ) d'augmenter la poussée par augmentation du débit de gaz et de réduire considérablement le niveau de bruit. La proportion d'air contournant le moteur est variable selon les moteurs. Elle est d'autant plus élevée que le moteur est destiné à voler à des vitesses faibles. Cette proportion est exprimée par le taux de dilution, égal au rapport du flux froid massique (dit secondaire) sur le flux chaud massique (dit primaire). Il existe également des Turboréacteurs triple flux, mais ils sont peu utilisés. En effet l'augmentation de la poussée est très faible par rapport à un double flux, alors que l'encombrement augmente fortement [2].

Figure V: Un turboréacteur à double flux

Figure VI: Schéma synoptique d'un turboréacteur à double flux

Les turboréacteurs modernes sont des systèmes de plus en plus complexes. Ils peuvent contenir de nombreux sous-systèmes tels que:

  • Inverseur de poussée: L'inverseur de poussée est un système permettant de freiner un avion en utilisant la poussée produite par ses réacteurs. Il est souvent disponible sur les avions civils dont les avions de ligne (voir figure VII).

  • Système de poussée vectorielle: il s'agit d'une tuyère orientable qui peut diriger le flux vers une direction donnée. Ceci permet à l'avion de devier rapidement dans un sens donné. Ce système est disponible surtout sur les intercepteurs qui requierent une manoeuvrabilité inégaliée pour la réussite de leurs missions. Parmi les appareils qui disposent de ce système, on note F22, Su-35 et F35/JSF (voir figure IIX).

  • Système de régulation électronique: il s'agit d'un système de commande et de contrôle du réacteur entièrement électronique qui permet une meilleure régulation des paramètres du turboréacteur. Ce système est de nos jours, généralisé sur les avions militaires comme civils.

  • Système de postcombustion ou "réchauffe": un système permettant d'augmenter la puissance fournie par un turboréacteur en injectant du carburant dans les gaz éjectés. Ce système est principalement utilisé sur les avions de combat rapides, où il est en général utilisé avec parcimonie car il augmente beaucoup la consommation de carburant.

Figure VII: Inverseur de poussée d'un Fokker 70

Figure IIX: Tuyère orientable du typhoon

Dans ce qui suit, on va s'intéresser au système de postcombustion d'un turboréacteur conventionnel. La post-combustion (dite aussi PC ou réchauffe, after-burner en anglais) consiste à injecter du carburant dans un canal prolongeant la tuyère du turboréacteur (figure IX). Ce carburant se mélange aux gaz de sortie et s'enflamme spontanément à cause de leur température, produisant alors une réaction supplémentaire. Le fait de réchauffer l'air en sortie de réacteur permet d'augmenter la vitesse de sortie des gaz, et donc la poussée du réacteur. En effet, les gaz ne doivent pas dépasser Mach 1 en sortie de tuyère, sinon un phénomène sonique casserait la vitesse de sortie des gaz et ferait chuter la poussée. Réchauffer l'air a pour effet d'augmenter la vitesse du son, les gaz peuvent donc être éjectés avec plus de vitesse sans toutefois dépasser le mur du son.

Cette puissance supplémentaire est obtenue au prix d'une augmentation importante de la consommation en carburant (environ 4 à 5 fois plus importante que sans PC), du bruit et de la signature infrarouge. La post-combustion produit une flamme gigantesque en sortie des réacteurs, qui dépasse parfois la longueur de l'avion ainsi qu'un bruit effroyable [1]. Pour cela, la postcombustion est généralement utilisée lors du décollage (voir figure X, XI et XIII) ou bien pour apporter une accélération rapide lors des manoeuvres du combat (voir figure XII). Les réacteurs sont conçus pour supporter la postcombustion pour une dizaine de minutes en général, pour deux raisons principalement:

  1. L'augmentation énorme de la consommation du carburant ce qui réduit rapidement l'autonomie et donc le rayon d'action de l'appareil, et

  2. Pour les contraintes thermiques et structurelles qu'elle induit.

Pourtant, il existe des avions qui ont été conçus pour supporter la postcombustion pour longtemps tel que SR-71 Blackbird.

De point de vue efficacité, la postcombustion apporte jusqu'à 50% de poussée supplémentaire à l'appareil (sur les avions militaires). Pour les avions civils, l'augmentation de la poussée est de l'ordre de 30% (i.e. Concorde 27% pour chacun de ses quatre turboréacteurs). Donc en allumant la postcombustion sur tous les turboréacteurs de l'appareil, on peut obtenir une poussée additionnelle équivalente à un turboréacteur supplémentaire.

Dans la figure IIX, on montre le test de système de postcombustion du turboréacteur Pratt & Withney J58. On remarque surtout l'énorme jet de flamme produit suite à l'injection du carburant supplémentaire. La température des gaz éjectés devient donc énorme ce qui augmente la signature thermique du turboréacteur. La vitesse énorme d'éjection des gaz cause aussi énormément de bruit. Pour les avions furtifs, ces deux contraintes sont "mortelles". Pour cela, différentes solutions ont été imaginées pour diminuer la signature thermique en refroidissant les gaz lors de l'éjection et aussi minimiser le bruit de ces gaz par exemple en dirigeant le flux de façon à ce que le bruit soit dirigé vers l'arrière de l'appareil et donc minimise qu'il soit détecté dans la direction de son vol (cas du F117 Nighthawk). Dans la vidéo I, on montre le système de postcombustion de quelques avions modernes. On remarque surtout que la postcombustion est utilisé surtout au décollage et en accélération lors du vol. La vidéo II montre des essais de postcombustion d'un réacteur artisanal.

Figure IX: Test du système de postcombustion du turboréacteur Pratt & Whitney J58

Figure X: Décollage d'un F/A 18 avec la postcombustion allumée

Figure XI: Décollage d'un ancien Concorde d'air france avec la postcombustion allumée

Figure XII: Manoeuvre serrée d'un eurofighter 2000 avec la postcombustion allumée

Figure XIII: Décollage d'un tornado avec la postcombustion allumée

Figure XIV: Tuyère d'un Mig-23 montrant les anneaux d'injection de carburant de la PC (en vert)

Vidéo I: Systèmes de post-combustion sur quelques avions de chasses

Vidéo II: Post-combustion d'un réacteur artisanal

Note:

(*) Le nombre de Mach est un nombre sans dimension, noté Ma, qui exprime le rapport de la vitesse locale d'un fluide sur la vitesse du son dans ce même fluide. Par extension, lorsqu'un objet solide est en mouvement par rapport à un fluide, on peut associer à cet objet un nombre de Mach en considérant la vitesse relative de l'écoulement autour de l'objet. On dit ainsi d'un avion qu'il vole à Mach 1 si sa vitesse est égale à celle du son, à Mach 2 si sa vitesse correspond à deux fois la vitesse du son, et ainsi de suite. Il est nommé en l'honneur du physicien et philosophe autrichien Ernst Mach [4].

Références

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Postcombustion

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Turbor%C3%A9acteur#Post-combustion

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Turbor%C3%A9acteur_d%27avion

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_Mach

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19 novembre 2007

Le calculateur prodige !

Je rentrais dans le métro quand j'ai lu dans les infos à propos d'un nouvel exploit de calcul mental réalisé par le français Alexis Lemaire. Selon la nouvelle, Alexis Lemaire a réussit de calculer mentalement la racine treizième d'un nombre de 100 chiffre en seulement 72 secondes. Ceci m'a insisté à faire une recherche à propos de cette nouvelle et aussi les secrets du calcul de la racine treizième.

Les secrets de la racine treizième [1]

Le calcul de la racine treizième d'un nombre x revient à calculer le nombre y dont sa treizième puissance donne exactement x. Autrement: x = y13 où x et y sont des nombres positifs.

Bien qu'il s'agisse de la racine officielle pour les records du monde de calcul mental et celle qui est le plus sujette à l'intérêt pour des raisons objectives, cette racine reste encore méconnue du grand public. Si l'on exclut les parties du site qui se rapportent aux racines 13èmes de 2, nous parlerons presque exclusivement des racines 13èmes entières. Cela ne veut pas du tout dire qu'on ne puisse pas extraire des racines treizièmes non entières, mais l'intérêt intrinsèque des racines 13èmes apparait pour des calculs entiers exacts. L'exemple le plus simple est la racine 13ème de 8192 qui vaut 2.8192 est 2 a la puissance 13.

Pourquoi des racines 13emes et non pas des racines carrées, cubiques, cinquième ou douzième?

Expliquons d'abord que, pour le même nombre de possibilités dans la réponse, certaines racines sont plus difficiles que d'autres. La comparaison se fait au nombre de possibilités et pas au nombre de chiffres de la puissance: En effet, la racine treizième d'un nombre de 100 chiffres (environ 8 millions de possibilités) est en effet bien plus difficile que la racine 137ème d'un nombre de 1000 chiffres (comptant 330 000 possibilités seulement). Pour le même nombre de possibilités, ces 2 racines sont aussi difficiles.

Ordre de difficulté (exemples)

10 > 15 > 12 > 23 = 17 = 13 = 7 = 137 > 667 > 9 = 19 >11 > 21 > 101 > 1001 > 4 > 3 > 2 > 1

Tout d'abord, 13 est un nombre premier. Dans le cas d'une racine 9ème par exemple, on peut calculer successivement la racine cubique, puis la racine cubique. On ne peut pas décomposer une racine 13ème de cette façon.

Ensuite, 13 est le premier nombre a 2 chiffres de la forme 4n+1.

Il appartient a la suite 1,5,9,13,17,21,25... C'est dans ce cas, et uniquement dans ce cas que le chiffre des unités de la racine est systématiquement le même que le chiffre des unités de la puissance 13. Cette propriété est propre au système décimal et n'a pas de raison de s'observer dans un autre système. Ainsi:

013= 0
113= 1
213= 8 192
313= 1 594 323
413= 67 108 864
513= 1 220 703 125
613= 13 060 694 016
713= 96 889 010 407
813= 549 755 813 888
913= 2 541 865 828 329
...

On en déduit la première règle élémentaire:
- Pour calculer la racine 13ème d'un nombre de 13 chiffres ou moins il suffit de recopier le chiffre des unités, et pour déterminer le chiffre des unités de la racine 13eme il suffit de recopier le chiffre des unités de la puissance.

On peut maintenant se demander la différence qu'il peut y avoir avec les racines 5emes, 9èmes, 17èmes, 2èmes et 25èmes. Tout d'abord, un point négatif: très souvent, les racines 21èmes permettent de conserver les deux derniers chiffres, et non pas seulement 1 chiffre comme pour les racines 13èmes. De même les racines 101èmes on tendance à conserver 3 chiffres et ainsi de suite. Cependant, ces propriétés ont toujours des exceptions. L'intérêt des racines 13èmes s'observe en examinant de plus prés les 2 derniers chiffres de la racine.

Ce tableau donne les 2 derniers chiffres des puissances 13 des nombres inférieurs à 100, non divisibles par 10 (ce sont donc toutes les possibilités de suffixes à 2 chiffres pour les puissances 13 non divisibles par 10. Dans le cas des racines divisibles par 10, il y a 13 zéros dans la puissance et il suffit d'enlever les zéros pour continuer).

-1 -2 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
0- 01 92 23 64 25 16 07 88 29
1- 31 72 53 44 75 96 37 68 59
2- 61 52 83 24 25 76 67 48 89
3- 91 32 13 04 75 56 97 28 19
4- 21 12 43 84 25 36 27 08 49
5- 51 92 73 64 75 16 57 88 79
6- 81 72 03 44 25 96 87 68 09
7- 11 52 33 24 75 76 17 48 39
8- 41 32 63 04 25 56 47 28 69
9- 71 12 93 84 75 36 77 08 99

Il y a plusieurs propriétés à remarquer:

  • Une première remarque est qu'il y a une progression simple dans chaque colonne.

  • La deuxième remarque est aussi intéressante: il y a une antisymétrie centrale.

  • La troisième remarque est qu'on peut ranger chacune des colonnes dans l'une des 3 catégories:

    • catégorie I: les colonnes 1,3,7 et 9. On obtient dans le désordre toutes les valeurs possibles: la catégorie I est bijective (par exemple tout nombre se terminant par 1 appartient a la première colonne).

    • catégorie II: les colonnes 2,4,6 et 8. Seulement la moitie des valeurs sont présentes.

    • catégorie V: colonne 5. Seulement une valeur sur cinq est présente:25 et 75.

Et voilà donc une caractéristique des racines 13emes : Il existe une catégorie bijective, ce qui n'est pas le cas des racines multiples de 5 comme la racine 5eme, 25ème, etc... Les racines qui ont alors des propriétés analogues aux racines 13emes sont les racines d'ordre 9, 13, 17 et 21 auxquels on peut additionner des multiples de 20. On montre qu'en rajoutant 20, on obtient dans le cas de la catégorie bijective les mêmes suffixes a deux chiffres:

Exemple: la table précédente est valable aussi pour les racines 33èmes, 53 èmes, 73 èmes, etc...
Mais ce n'est pas tout!

Intéressons-nous à la catégorie bijective.

Du fait des propriétés remarquées (antisymétrie centrale et progression arithmétique dans chaque colonne), la catégorie bijective peut se restreindre aux valeurs les plus élémentaires et donner ce tableau minimum:

-1 -3
01

23

L'équivalence racine 13 ème / puissance 77ème 

Du fait que la puissance 1001=13 * 77 conserve les 4 derniers chiffres, nous avons cette propriété pour les quatre derniers chiffres:

X13=Y <=> X=Y77

Les records modiaux en calcul mental de la racine treizième

Le calcul mental de la racine treizième d'un nombre est connu sous forme de deux preuves:

  1. Calcul mental de la racine treizième d'un nombre de 100 chiffres,

  2. Et récemmenet le calcul de la racine treizième d'un nombre de 200 chiffres.

Historique du record mondial du calcul de la racine treizième d'un nombre de 100 chiffres [2]

Nom

Nationalité

Temps en secondes

Lieu, Pays

Date

Herbert B. de Grote mexicain

environ 1380

Mexique

5 octobre 1970

Wilhelm Klein néerlandais

322

Amsterdam, Pays-Bas

19 septembre 1975

Wilhelm Klein néerlandais

231

Stockholm, Suède

8 novembre 1978

Wilhelm Klein néerlandais

205

Providence, Ile de Rhodes

septembre 1979

Wilhelm Klein néerlandais

186

Paris, France

novembre 1979

Wilhelm Klein néerlandais

165

Leiden

mars 1980

Wilhelm Klein néerlandais

129

Londres, Angleterre

6 mai 1980

Wilhelm Klein néerlandais

128

Berlin, Allemagne

10 novembre 1980

Wilhelm Klein néerlandais

116

13 novembre 1980

Wilhelm Klein néerlandais

88.8

Tsukuba, Japon

7 avril 1981

Gert Mittring allemand

39.0

Allemagne

26 mai 1988*

Alexis Lemaire français

24.48**

Villers-Marmery, France

10 mai 2002

Alexis Lemaire français

13.55

Villers-Marmery, France

10 mai 2002

* Date donnée par Gert Mittring
** Temps mesuré par les témoins/la video sans attestation

Historique du record mondial du calcul de la racine treizième d'un nombre de 200 chiffres [3]

<>

Temps(secondes)

# de tentatives

Racine treizième

Date

Lieu

Déteneur du record

Nationalité

Premier Témoin

Second Témoin

513.55

742

2391481494636373 06/04/2005

Paris, France

Alexis Lemaire

France

Jean Paul Delahaye

Maitre Albou

267.77

577

2396280083911011 03/06/2005

Paris, France

Alexis Lemaire

France

Laurent Demonet

Maitre Albou

Pour plus d'informations, veuillez se référer aux [4], [5] et [6].

Références

[1]  http://www.13throot.com/intro.html

[2] http://www.13throot.com/100dig.htm

[3] http://www.13throot.com/13th_root_200digang.html

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Lemaire

[5] http://fr.wikipedia.org/wiki/Racine_treizi%C3%A8me_d%27un_nombre_de_100_chiffres

[6] http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Lemaire

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15 novembre 2007

Xgl et l'ère du bureau 3D !

Ca fait un peu plus d'une décennie, je me rappelle que quand je démarrais la vieille machine 80x88 que nous avions au lycée, je devrais insérer une vieille disquette MS-DOS. La machine démarrait péniblement sur le vieux console DOS. Nous faisions le traitement du texte sous DOS à l'aide d'un vieux logiciel de traitement de texte avec une arrière-plan toute bleue et une menu à activer par des combinaisons de touches. Nous programmions en Pascal et Basic sous des environnements de pogrammation rédumentaires. Malgré la difficulté que j'avais à manier les différentes commandes et l'indisponibilité de la documentation, je trouvais un plaisir fou à manipuler cette vieille merveille qui n'a plus de place dans la réalité dans nos jours. Elle n'est encore présente que dans les souvenirs. Puis nous avions installé le fameux Windows 3.1. Pour moi, c'était un régal: un système de fenêtrage, des icônes, utilisation satisfaisante de la souris, un meilleur graphisme, etc. Quelques années plutard, l'administration de notre lycée a décidé d'acheter de nouveau ordinateurs, des pentium II 300 MHz qui tournent sous Windows 95.  Et en plus, on nous a installé un réseau informatique et une connexion à Internet via le modem téléphonique. C'était pour moi un joli paradis. Je passais des heures et des heures sur l'ordinateur entrain de découvrir l'inconnu et d'admirer le nouveau système d'exploitation avec ses couleurs et sa qualité de graphisme.  Quand je regarde le graphisme des systèmes actuels (RGB 24 bits), je me rends compte du grand pas qu'a fait l'informatique dans ses deux composantes, matérielles et logicielles.  Microsoft vient de sortir son Vista longuement attendu avec des effets graphiques et un habillage innovant et pas commun à ses anciens Windows.  De l'autre coté, la communauté des logiciels libres a su léver le défi en présentant une gamme de plateformes et d'API capbles de donner des effets graphiques extrêmmement poussés et dans quelques uns relèvent de la fiction et des songes.

Dans ce contexte, nous célébrons l'arrivée du Xgl.  Il s'agit d'un serveur X libre surcouche de l'OpenGL via glitz, permettant d'utiliser les capacités 3D des cartes graphiques modernes dans un environnement bureautique traditionnel, rendant ainsi possible des effets d'affichage tels que la transparence, les rotations des fenêtres, les ombrages, etc.  Xgl est basé sur www.X.org et le développement a été démarré par David Reveman [1].

Vidéo I: Démonstration du Xgl (Novell)

La première version du code source de Xgl est rendue publique en Janvier 2006.  Une démonstration publique de l'équipe "Desktop" de Novell en février 2006, a fait beaucoup de publicité pour cette technologie (voir vidéo I).  En effet, Xgl est combiné actuellement avec le gestionnaire des fenêtres Compiz développé par David Reveman.  Compiz et son fork Beryl sont tous deux des projets ayant pour but de permettre la composition de l’affichage, c’est-à-dire l’utilisation de la carte graphique en lieu et place du processeur central pour s’occuper de tout ou partie de l’affichage.  Cependant, les 2 projets ont fusionné en un seul, Compiz Fusion [2].

A partir d'octobre 2006, Xgl/Compiz est inclus, évidemment dans la SUSE Linux Enterprise Desktop 10 de Novell, étant à l'initiative de la technologie, mais également dans la distribution Mandriva 2007 ainsi que dans la (K)Ubuntu 6.10.

Vidéo II: 3D Desktop MANDRIVA LINUX 2007 (Xgl/Compiz)

Avantages et Inconvénients du Xgl:

1- Avantages :

  • Fonctionne avec quasiment toutes marques de cartes graphiques (récentes, si possible malgré que les fabricants ne publient pas les spécifications internes de leurs cartes graphiques ce qui rend le développment de pilotes libres des fois quasi-impossible).

  • Pour la gestion de bureaux 3D, certains pilotes graphiques ne peuvent gérer que Xgl, c'est le cas du pilote fglrx, le driver propriétaire ATI.

  • Pour l'utiliser, il n'y a pas besoin d'éditer de fichier de configuration (même xorg.conf).

2- Inconvénients :

  • Xgl est une surcouche du serveur graphique X.org, il diminue donc les performances d'un programme d'effets 3D (comme Beryl ou Compiz).

  • Xgl ne permet pas de lancer deux programmes utilisant la 3D, c’est-à-dire que l'utilisation de Beryl ou de Compiz rend impossible l'exécution de jeux 3D. Il faut dans ce cas séparer Xgl en créant une session spéciale (cela dépend de la carte ou de la version de Xgl).

  • Xgl n'est pas intégré dans le pilote graphique, il demande de l'espace disque, 11 Mo environ.

L'accélération matérielle pour un bureau 2D a déjà été réalisée avec Mac OS X 10.2 en 2002 avec la technologie Quartz Extreme, en présentant les éléments de l'écran comme étant des textures dans un contexte 3D en OpenGL.  De sa part, Sun a également réalisé Projet Looking Glass en 2003.  Et comme d'habitude, souciante de l'attraction de tels environnements graphiques sur l'utilisateur, Microsoft a essayé de développer une technologie équivalente, Aero (basée sur Direct3D à la place de l'OpenGL) est sortie avec Windows Vista en Novembre 2006.  En effet, Aero un acronyme (ou plus précisément un rétroacronyme) qui signifie Authentique, Energétique, Réfléchi et Ouvert (Authentic, Energetic, Reflective and Open en anglais) [3].

Références:

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Xgl

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Compiz

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Aero_%28interface_utilisateur%29

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14 novembre 2007

Conflit de mentalités ou bien conflit d'intérêts ?

 

versus

Vidéo I: Y a-t-il une vie après Microsoft ? (ARTE - 2007)

Vidéo II: Nom de code: Linux (ARTE - 2002)

Beaucoup de gens ont discuté la relation entre chacun des acteurs dans le monde informatique et Internet, en particulier, Microsoft avec sa ligne de produits logiciels et la communauté des logiciels libres représentée entre autres par le fameux Linux. Les partisans de Microsoft disent que cette compagnie a beaucoup donné à "l'ère informatique" et aux utilisateurs des ordinateurs partout dans le monde. Alors que les partisans des logiciels libres lui reprochent sa politique de fermeture et des produits "boîtes noirs" ce qui lui permet de gouverner le marché, diriger les conduites des utilisateurs et de l'industrie logicielle sans pour autant trop "se soucier" de leurs vrais besoins. Alors qu'il soit gratuit ou payant, un logiciel libre est par définition un programme dans le code source est révélé et auquel tout utilisateur pourrait y avoir accès. Ceci lui permet d'apporter les changements qu'il veuille afin d'adapter le logiciel à ses vrais besoins.

Dans le documentaire "Y a-t-il une vie après Microsoft ?" de la chaîne ARTE (voir vidéo I), une poignée d'anciens employés de Microsoft parlent de leurs expériences au sein de l'entreprise, de sa stratégie et  les visions de développement et de marketing qu'elle adopte, etc. Des témoignages que je trouve très intérressantes afin de définir le profil "réel" du géant de l'industrie logicielle mondiale. De l'autre coté de la rivière, il y a Linux avec une communauté plus ouverte qui développe les logiciels libres en codes sources et même libres de droits. Une communauté qui croit profondément que faire de l'argent ne veut pas dire prendre les utilisateurs pour des esclaves et leurs dicter des choix et des produits prédéfinis, fermés et souvent inadaptés à leurs vrais besoins. Cette communauté a pour objectif de lever la main mise des grandes compagnies d'industrie logicielle entre autres Microsoft et instaurer une mentalité d'ouverture et de diffusion du savoir et du savoir-faire dans le domaine des technologies de l'information. Je trouve ces objectifs nobles surtout qu'ils permettent une bonne cadence de transfert technologique dans le domaine d'informatique et d'Internet en particulier vers les pays défavorisés et technologiquement encore sous-développés ainsi qu'ils permettent de boucher la grande fossée numérique entre le nord et le sud, l'ouest et l'est.

Dans le second documentaire "Nom de code: Linux" de la chaîne ARTE (voir vidéo II), une autre vision du monde logiciel en particulier et informatique en général nous est présenté. Basé sur le concept d'ouverture, Linux est un système d'exploitation qui a été crée pour défier MS Windows et fournir une plateforme multi-services, multi-utilisateurs, multi-tâches, libre et ouverte. Ces critères sont les plus importants de Linux car ils permettent à tout utilisateur de télécharger le code source du système d'exploitation, d'y faire des changements et le recompiler de nouveau afin d'avoir "son" système à lui. Pour cela et dans très peu de temps, nous avons vécu une totale révolution du monde Linux avec des dizaines de distributions en plusieurs langues et ciblant plusieurs types de plateformes matérielles du micro-ordinateur aux téléphones portables à l'avionique des dernières générations des avions. Malgré que Microsoft fait d'énormes efforts et investissements afin de conquérir de tels domaines, il lui est difficile de convaincre les professionnels avec ses produits orientés au développement des systèmes embarqués. En effet, les compagnies qui développent ce genre de systèmes ne tolèrent pas un écran bleu à 10.000 mètres d'altitude. Linux offre pour eux une vraie plateforme ouverte facile à diagnostiquer et donc exempte de surprises.

Imaginez cette situation (cf. figure suivante):

 

Figure I: Écrans bleus sur les instruments de bord d'un avion de ligne

Imaginez que vous êtes entrain de déguster un repas voluptueux en première classe, à une altitude de 12.000 mètres et à une vitesse de 950 km/h, quand soudainement la voix du commandant de bord surgisse dans la cabine: "Mes dames et Messieurs, bonjour, ici votre commandant de bord. Nous avons le regret de vous informer que les instruments de vols sont pour le moment plantés. Un écran bleu a remplacé les écrans habituels. Nous sommes désolés pour les inconvénients que puisse générer cette défaillance technique. Nous sommes présentement en communication avec le support technique de Microsoft afin de résoudre le problème. Des messages suivront. Merci de votre attention." Qu'allez-vous faire ? Personnellement, je chercherai immédiatement mes CDs de Linux et je me dirigerai tout droit vers le cockpit pour faire les réparations nécessaires.  En effet, je réfuse de mourir con ! ;-)

Si la figure I représente une photo synthétique, la figure II est bien réelle:

 

Figure II: Écran bleu sur un écran d'informations dans un aéroport

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Merveilleux attérrissage

Imaginez que lors de votre attérissage, le train de votre avion réfuse de sortir. Comment allez-vous faire alors ?

  1. Appelez la tour pour s'informer,
  2. Bricoler une parachute pour sauter de l'avion, ou bien
  3. Paniquer et tomber dans les pommes.

Voici ce qu'un pilote d'un jet privée a pu faire lorsque le train d'attérrissage de son avion a réfusé de s'engager:

Vidéo I: Très bel atérrissage

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Head up display (HUD)

Dans un avion de combat, la plupart des instruments de bord tels que les instruments de vols, radar, armement, communication, etc. sont implantés à l'intérieur de l'appareil sur un tableau de bord souvent encombré (voir figure I). Dans un combat, le pilote est appelé à surveiller visuellement et minitieusement l'environnement du combat pour bien gérer le combat. Pour cela, surveiller les paramètres de l'appareil et les instruments du vol devient une charge lourde car il doit à chaque fois baisser la tête afin d'engager l'acquisition d'une cible, surveiller le radar, activer une arme ou autre. Pour cela, les ingénieurs ont inventés le système d'affichage tête haute (ATH) appelé en anglais Head up Display (HUD).

Figure I: Cockpit d'un F-16 Falcon

Le système d'affichage tête haute consiste à superposer des informations nécessaires au pilotage, à la navigation ou à la réalisation de la mission sur l’environnement extérieur. Il permet au pilote de surveiller son environnement en même temps que des informations fournies par ses instruments de bord [1].

Vidéo I: ATH d'un F-16 Falcon

Vidéo II: Démo du ATH d'un ERJ-145 LEGACY

Vidéo III: ATH d'un A320

Principe de fonctionnement

En disposant un miroir transparent entre la tête du pilote et la verrière on peut y projeter des images collimatées à l’infini (pour éviter qu'elles soient floues si jamais la tête et doncs les yeux du pilote changent de position). Ces images se superposent au paysage et permettent donc au pilote de surveiller en même temps son environnement et les données fournies par ses instruments de bord. La glace est inclinée à 45° et le champ visuel est de l’ordre de 20°. Les systèmes les plus modernes permettent la projection en plusieurs couleurs et même celle d’images de télévision [1].

Figure II: Viseur tête haute d'un F/A-18

L'ATH a été au début conçu et utilisé exclusivement sur les avions de guerre tels que les bombardiers (B1, B2, etc), les chasseurs (F14, F15, F16, F117, F18, F22, Mirage 2000, JAS Grippen, Rafale, etc.) et les avions de transport (C-130, etc.) mais il est actuellement utilisé sur certains avions civils et même dans des voitures (tel que Citroen C6) et des motocycles.

Un ATH typique est composé d'un ordinateur de bord, d'une unité de projection (Overhead Projector Unit ou OPU) et d'un combineur. Figure III ci-dessous présente une partie de l'OPU et le combineur. Les informations qui sont projetées sur l'afficheur sont élaborées à l'aide de l'ordinateur qui sert comme interface entre l'OPU et le combineur. Ces informations proviennent des différents systèmes à bord tels que le système du gestion du vol (FMS, Flight Management System), le système de référence inertiel, le système de gestion de l'armement, etc. L'ordinateur de bord effectue le formatage adéquat des informations afin qu'elles soient adaptées à l'ATH. Puis il envoie ces informations à l'OPU qui génère les rayons limineux adéquats à l'affichage de ces informations. Le combineur de sa part, est fait en verre à reflection spéciale qui reflète les rayons monochromatiques de l'OPU et demeure transparent à toutes les autres longueurs d'onde des autres rayons lumineux.

Figure III: Viseur tête haute d'un Saab 35 Draken des années 1960.

Tradutionnellement, on utilise un tube cathodique (Cathode Ray Tube ou CRT) pour générer les rayons lumineux mais avec l'évolution des technologies d'affichages, de nouvelles techniques sont utilisées telles que l'affichage à cristaux liquide.

Avec l'évolution des technologies, plusieurs nouveaux systèmes ont apparu. On cite par exemple [2]:

  • Enhanced Flight Vision System, EFVS: EFVS est un système d'affichage mandaté par la FAA (Federal Aviation Administration aux États-Unis) qui consiste à afficher une image réelle au pilote. En effet, une caméra infra-rouge placée au nez de l'appareil transmet au combineur une image réelle sur laquelle seront affichées les informations relatives au vol (assiète, vitesse ascentionnelle, vitesse horizontale, etc.). Ceci permet au pilote une vision plus réaliste à propos de la situation du vol et lui permet de le gérer mieux.

  • Synthetic Vision Systems, SVS: Ce système utilise une base de données des terrains et créet une image "réelle" correspondant au monde extérieur. Le terrain est entièrement généré à partir d'une base de données haute résolution (voir figure IV).

Figure IV: Système de vision synthétique (SVS)

Actuellement, d'autres systèmes d'affichage sont aussi utilisés conjointement avec ou au lieu de l'ATH tels que le head-mounted display (HMD) qui est un système de vision stroboscopique via une casque (figure V ci-dessous), la réalité augmentée (Augmented Reality, AR), la réalité virtuelle (Virtual Reality, VR) qui aide dans les simulations et les entrainnements des pilotes, etc.

Figure V: Head-mounted Display

Références:

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Affichage_t%C3%AAte_haute

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Head-Up_Display


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12 novembre 2007

La cape invisible !

Je me rappelle quand j'étais encore jeune d'avoir regardé un film intitulé "Le secret du chapeau de furtivité"; là où un bonhomme avait possession d'une poudre miraculeuse qui en arrosant son chapeau avec, il devient invisible. Dans la saga Harry Potter, la cape d'invisibilité est un objet extrêmement rare et précieux. La cape d'invisibilité est fabriquée à partir d'un tissu très léger, d'une teinte argentée et qui donne l'impression de « toucher de l'eau qu'on aurait transformée en étoffe ». A l'époque, je croyais qu'être invisible est un miracle loin de se réaliser dans nos temps même si la science a pu envoyer des navettes dans l'espace, des sous-marins au fond des océans et des nano-robots dans les vaisseaux sanguins. Je me rends compte aujourd'hui que j'ai sous-estimé à tort, le pouvoir de la science et la créativité de l'homme. J'ai participé dernièrement à un séminaire sur la méta-matière. A la fin de cet évènement scientifique, j'ai eu le sentiment que l'impossible est un mot qui n'appartient pas au jargon scientifique. 

La méta-matière (en anglais metamaterials) est une structure spécifique de "matière" généralement composite qui a des propriétés insolites (unusual properties). Les propriétés insolites peuvent être un indice de réfraction négatif, une gravité infinie ou autre [1]. Le terme méta-matière ou metamaterials a été définit en 1999 par le chercheur Rodger M. Walser de l'university of Texas at Austin. Il a définit la méta-matière en tant que:  "Macroscopic composites having a manmade, three-dimensional, periodic cellular architecture designed to produce an optimized combination, not available in nature, of two or more responses to specific excitation." [1]. Autrement, la méta-matière est un composite artificiel ayant une structure cellulaire (i.e. cristalline) périodique qui a été conçu afin de produire une combinaison optimisée, inexistante dans la nature, de deux réponses ou plus à une excitation spécifique. Toutefois actuellement, il n'y a pas une définition standard et universelle au concept de la méta-matière. 

La méta-matière est particulièrement importante vu ses propriétés électromagnétiques fort intéressantes particulièrement dans les domaines de la photonique et de l'optique. En effet, on peut concevoir des composites ayant des propriétés électromagnétiques négatives et qui a une taille beaucoup plus petite que la longueur d'onde radio ou lumineuse (généralement de l'ordre d'un dixième 1/10 la longueur d'onde). La propriété de la taille miniature est en elle-même un défi dans le domaine de télécommunications car actuellement nous avons énormément de problèmes de miniaturisation des éléments radio-fréquence (RF) ce qui condamne toujours la taille des transceivers (émetteurs/récepteurs radio). La méta-matière permet donc de miniaturiser la taille des éléments RF par au moins un facteur de 10, ce qui diminue naturellement la taille des dispositifs et améliore leur intégration dans un seul chip. De l'autre part, la propriété de réfraction négative permet de créer une combinaison de champs magnétique/électrique (M/E) qui obéit à la règle de la main gauche (left-handed), inversement aux matériaux naturels qui donnent des champs M/E obéissant à la règle de la main droite (right-handed). 

Pour illustrer la propriété de réfraction négative de la méta-matière, regardons les figures I [2], II.a [1] et II.b [3] ci-dessous:

Figure I: Schéma de la réfraction positive d'un matériau ordinaire

(a)

(b)

Figure II: Schéma de la réflexion-transmission d'une onde plane lors d'un saut d'indice: réfraction normale à droite, négative réfraction à gauche

Dans un matériau naturel, la loi de Snell-Décartes stipule que si une onde électromagnétique (en particulier un rayon lumineux) traverse la frontière entre un milieu d'indice de réfraction n1 et un autre milieu d'indice n2 (où n2 > n1), l'onde dévie de la trajectoire d'incidence marquée par l'angle θ1 et entreprend une nouvelle trajectoire (dite rayon réfléchi) marqué par l'angle θ2. Selon la loi de Snell-Décartes, nous avons les résultats suivants:

Loi de Snell-Décartes:    n_1\sin\theta_1 = n_2\sin\theta_2\ .

si n2 > n1 alors: θ2 < θ1 et v2 < v1 v1 et v2 sont les vitesses respectives de l'onde électromagnétique dans les milieux 1 et 2 respectivement (i.e., V_{\phi} = \frac{c}{n}).

Dans un méta-matériau, bien que l'inégalité θ2 < θ1 reste valide, il faut remarquer que: θ2 < 0 (l'angle de réfraction est négatif et le rayon réfléchi part dans une direction opposée à celle d'un matériau naturel par rapport au plan d'incidence) et n2 < 0 (caractéristique du méta-matériau).

La propriété de réfraction négative n'est pas la seule des méta-matériaux. En effet, on note d'autres propriétés telles que [4]:

  • Leur permittivité ε et leur perméabilité μ sont négatives ;
  • Lors de la propagation d'une onde plane dans un méta-matériau, le trièdre formé par les vecteurs (k,E,H) est inversé ;
  • Les vitesses de phase et de groupe sont opposées (alors qu'elles sont de même sens dans un milieu classique) ;
  • Contrairement aux milieux classiques, ils amplifient les ondes évanescentes.
  • L'effet Doppler est inversé ;
  • L'effet Tcherenkov est inversé ;
  • Il existe des ondes de surface, appelées « plasmons » pour les deux polarisations, qui peuvent être propagatives ou rétro-propagatives ;
  • Il existe des modes guidés rétro-propagatifs et des modes à fuite rétro-propagatifs ;

Ces propriétés sont adéquates pour une multitude d'applications dans le domaine des micro-ondes et radio-fréquences. Parmi les applications, on note particulièrement:

  • Les dispositifs à haute sélectivité de fréquences,
  • Les antennes compactes et directives utilisant un radôme à indice négatif.,
  • Pièges à lumière ou électromagnétiques,
  • Cape invisible (et oui, ce n'est pas une fiction !), etc.

En variant la permittivité et perméabilité d'un milieu méta-matériel entourant un objet, on peut dévier les ondes électromagnétiques (entre autres les rayons lumineux) dans une autre direction autre que celle de l'objet lui-même (en exploitant la propriété de la réfraction négative). Ces ondes ne toucheront donc pas l'objet et ne seront pas réfléchies ce qui assure sa complète furtivité (voir figure III.a et III.b [5]). Imaginons donc un combrioleur de banque qui pourrait se munir de cette cape imaginaire. Il pourrait mettre toute une économie à genoux avant même qu'on réalise de quoi s'agit-il ! Diverses recherches ont été menées et encore entrain d'être menées à propos de la "cape invisible" particulièrement aux États-Unis, le Canada et l'Angleterre. Quelques résultats de ces recherches ne tarderont pas d'apparaître sur les avions de chasses, les bombardiers et les missiles de croisière. Ca fait des frissons !

(a)

(b)

Figure III: Déviation de la lumière autour d'un objet entouré par un méta-matériau

Une poignée de chercheurs notamment à l'université de Pennsylavanie et Duke University aux États-Unis ont mené des expérimentations concluantes à propos des cloaking devices. Théoriquement, rendre un objet complètement furtif en utilisant un méta-matériau adéquat et proprement conçu est possible. En effet, Nader Engheta, ingénieur de l'université de Pennsylavanie qui détient sa propre recette de cape invisible, affirme que "There are recipes for controlling metamaterials," et "(...) Metamaterials are very interesting products". Dr. David Smith de Duke University pour sa part, affirme que "The cloak would act like you've opened up a hole in space, (...) All light or other electromagnetic waves are swept around the area, guided by the metamaterial to emerge on the other side as if they had passed through an empty volume of space". Sur le plan industriel, John Pendry de l'Imperial College of London explique que "We're very confident that at radar frequencies, these materials can be implemented on a time scale of 18 months or so," [5]. Ce qui exprime le grand intérêt des militaires à une telle technologie prometteuse pas seulement sur le plan tactique mais aussi sur le plan géo-politique.

De tout cela, j'apprends une seule leçon: "Il ne faut jamais que je sous-estime le pouvoir de la science ni l'étendu la créativité de l'être humain".

Références:

[1] http://en.wikipedia.org/wiki/Negative_refractive_index#Negative_refractive_index

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Snell%27s_law

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9fraction_n%C3%A9gative

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tamat%C3%A9riaux

[5] http://www.msnbc.msn.com/id/12961080/

Remerciment:

Je remercie ma compagne Roswell d'avoir rélu et corrigé attentivement cet article.

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11 novembre 2007

HAARP, l'arme ultime !

Beaucoup de spécialistes dans divers domaines: télécommunications, médecine, environnement, armement, etc. sont très préoccupés par le projet américain surnomé HAARP.

HAARP, est l'abbréviation de High Frequency Active Auroral Research Program. Il s'agit d'un programme américain à la fois scientifique, civil et militaire de recherche sur l'ionosphère. Il est dirigé conjointement par l'armée de l'air et la marine des États-Unis et par l'Université de l'Alaska.

Fondée sur les découvertes scientifiques de Nikola Tesla, l'installation HAARP utilise notamment la technologie IRI (ionospheric research instrument) permettant de modifier localement l'ionosphère, par excitation via des ondes haute fréquence (HF), et ainsi d'étudier les modifications sur les communications longues distances [1]. En effet, un champ d'antennes radio (voir figure I et II) est installé en plusieurs régions à travers le monde, dont la principale installation est en Alaska aux états-unis, et sert à rayonner une energie électromagnétique allant de quelques méga-watts à des centaines de géga-watts dans l'ionosphère. Ce champ d'antnnes peut concentrer une telle énergie dans une zone donnée de l'ionosphère ce qui provoque une excitation des charges électriques qu'elle contienne et produit une réponse fréquentielle sous forme d'ondes de très basses fréquences.

Le site d'investigation est près de Gakona, Alaska (lat. 62.23° Nord, long 145.09° Ouest). Une aire importante de 180 antennes est en cours d'installation à un coût initial de 30 millions de dollars afin de faire une table de transmetteurs en phase, nommé IRI. HAARP est le 3ème site de recherche ionosphérique des États-Unis, les autres étant dans les environs de l'observatoire d'Arecibo à Porto Rico, et proche de Fairbanks en Alaska, la station HIPAS. La station de recherche Européenne EISCAT avec une puissance de 1000 MW (ERP) est située près de Tromsø, en Norvège. Une station similaire se trouve en Russie près de Nijni-Novgorod, avec une puissance de 190 MW, il s'agit de la station Sura [1].

Figure I: Champ d'antennes du projet HAARP

Figure II: Champ d'antennes du projet HAARP (une seconde vue)

A quoi ça sert ?

En 2005, Futura-sciences a annoncé sur son site web que le projet HAARP sert principalement pour exéprimenter la création d'une micro-aurore boréale artificielle représentée pr une tâche lumineuse visible à l'oeil nu [2]. Officiellement, les scientifiques qui travaillent sur cet émetteur radio mégalomaniaque veulent étudier l'ionosphère [3]. Officieusement, Haarp va tirer partie de l'ionosphère pour en faire une arme à énergie électromagnétique "dirigée". L'ionosphére est cette couche située au-dessus de la stratosphère, constituée de particules ionisées hautement chargées en énergie et qui démarre à une altitude moyenne de 48 km pour se terminer à 600 km de notre surface terrestre. Cette couche à haute densité énergétique est vitale pour notre planète car elle joue un rôle fondamental de bouclier, au même titre que la couche d'ozone. Elle nous protège des dégagements nocifs du soleil (en jouant le rôle d'écran en particulier contre les rayonnements électromagnétiques fortement énergétiques). L'ionosphère "capture" entre autres, les particules chargées électriquement et nées des "vents et tempêtes" solaires et galactiques. On sait par ailleurs que les recherches menées depuis un siècle par une série de scientifiques ont mis en évidence le fait que ce  "manteau énergétique" protégeant la terre pouvait, avec une technologie appropriée, devenir une arme stratégique de toute première importance.

HAARP se fonde sur les recherches de Bernard Eastlund, qui s'est lui-même inspiré des travaux du fameux Nikola Tesla, un scientifique croate, inventeur de génie du début du siècle (voir vidéo II ci-dessous), à qui l'on doit le courant alternatif (combattu par Edison favorable au courant continu) et le courant triphasé... Tesla mit notamment au point un procédé permettant de transférer de hautes quantités d'énergie électrique sans l'apport de câble sur une distance de 42 km (autrement l'énergie sans fil) et il consacra une bonne partie de ses recherches à "l'énergie ionosphérique" et aux phénomènes électromagnétiques. Ses travaux fûrent financés, canalisés, puis censurés pour des raisons financières par le banquier J.P. Morgan et la société Westinghouse.

Un peu moins d'un siècle plus tard, Bernard Eastlund n'a fait qu'adapter les premiers travaux de Tesla dans le domaine de l'énergie électromagnétique. Et c'est ainsi que ce chercheur déposa douze brevets, entre 1987 et 1994, qui constituent l'ossature du projet "HAARP" et de ses technologies dérivées en matière d'armement. Le vrai propriétaire et exploitant de ces brevets n'est plus Eastlund (qui a fini par être éjecté du projet pour des raisons obscures) mais bien la société Apti-Arco, un consortium pétrolier derrière lequel se profilent la marine, l'armée de l'air et le Départment de Défense américaines. Depuis le dépôt des brevets Eastlund, toute la recherche dans le domaine de l'énergie électromagnétique, par exemple à des fins médicales, a été bloquée. C'est donc un vaste champ hautement prometteur de la science et de la médecine qui a été ainsi monopolisé par des intérêts liés à l'armée américaine [4].

Figure III: La présentation du projet HAARP selon son site officiel

Comment fonctionne-t-il ?

Toute la technologie contenue dans le projet "HAARP" revient, grosso modo, à pointer vers l'ionosphère un faisceau d'ondes électromagnétiques (comme le ferait un émetteur radio) à hautes fréquences (HF) afin de voir ce qui s'y passe. Le bombardement d'une zone donnée de l'ionosphère avec ces ondes HF a pour effet de créer un énorme miroir virtuel qui agit comme une antenne. Cette "antenne" virtuelle réémettra des fréquences extrêmement basses (ELF, i.e, extremely low frequency) vers la terre. Pour employer une image, outre l'effet d'antenne virtuelle ainsi déployée dans le ciel, on creet une sorte de four micro-ondes géant dans une région donnée de l'ionosphère. Malheur aux avions et aux missiles qui passeraient par cette zone du ciel à ce moment-là. Selon la puissance des émetteurs, on pourrait tout aussi bien affoler les systèmes de guidages électroniques, radars et autres appareils radio de ces missiles et aéronefs que de les griller.

Par ailleurs, grâce à l'antenne virtuelle constituée d'ondes ELF, on peut véritablement balayer et scanner la croûte terrestre à des profondeurs extrêmes pour en faire une sorte de radiographie. De cette façon, les militaires américains peuvent grâce à "HAARP", découvrir tous types d'installations ou d'armes cachées à grandes profondeurs sous la terre telle que l'implantation de bases secrètes souterraines abritant des armes nucléaires et/ou des centres de commandement... Selon des études de spécialistes américains en armement, on pourra également communiquer avec les sous-marins en plongée profonde situés dans des coins reculés des océans, détecter puis détruire tout missile ou avion, même furtif, s'engageant dans un espace aérien donné.

Le but ultime étant de générer un bouclier protecteur global capable de faire le tri entre les cibles ennemies, nucléaires ou conventionnelles, et de les "traiter" de la façon adéquate. Enfin, "HAARP" a surtout pour but d'empêcher toutes les communications radio et satellites ennemies dans une zone précise. En plus, avec l'aboutissement de ce projet, les américains pourront rendre leur propre système de communication quasiment inviolable [4]. Le documentaire "Archives oubliées: HAARP, des trous dans le ciel ?" présente une historique ainsi que le principe du fonctionnement et les dangers de ce système (voir vidéo I ci-dessous).

Vidéo I: HAARP - Des trous dans le ciel? (Documentaire: Les archives oubliées)

Vidéo II: Nicolas Tesla (Documentaire: Les archives oubliées)

Le plus pire dans le système HAARP n'est pas seulement son pouvoir d'assurer une contre-attaque efficace contre des menaces nucléaires ou conventionnelles ennemies (tels les bombardiers, les missiles, les satellites d'attaque, etc.) ou bien de pouvoir paralyser les communications ennemis et dénuder ses bases secrètes, mais plutôt dans son pouvoir d'agir même sur la population (voir vidéo I). Selon ces mêmes scientifiques, HAARP peut même servir à la manipulation du climat terrestre en créeant des phénomènes météorologiques artificiellement qui auront des effets bénéfiques ou catastrophiques dans une région donnée et selon la volonté de ceux qui commandent HAARP [4].

Personnellement et vu ma spécialité, je soutiens l'idée que HAARP n'est pas seulement un système d'étude de l'ionosphère mais plutôt un système militaire qui fait partie de l'ancien programme de la guerre froide "Star Wars". Même si les scientifiques affirment comme déjà présenté que HAARP sert à accomplir plusieurs "tâches" militaires et surtout créer "plusieurs catastrophes", je pense qu'on ne peut pas délimiter et énumérer d'une manière exhaustive à 100% les différentes utilisations de HAARP et à quoi pourrait-il servir dans l'avenir. Il s'agit tout simplement d'une arme dangereuse, très dangereuse qui peut tuer par la famine, les incendies, les innondations, les volcans, les tremblements de terre ou même par la manipulation des neurones, l'humeur humaine et les réactions aussi bien psychologiques que physioligiques des êtres humains. Peut être avec HAARP, on n'assistera jamais à une guerre nucléaire mais plutôt à une guerre climatique !

Références:

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/HAARP#Documentaire_sur_HAARP_.28en_streaming.29

[2] http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/recherche/d/haarp-une-micro-aurore-boreale-artificielle_5493/

[3] http://www.haarp.alaska.edu/

[4] http://www.conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm

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Chemtrails: une théorie du complot ou un empoisonnement silencieux ?

Dans une journée à ciel dégagé, nous voyons de plus en plus des colonnes de brumes blanches denses tracées dans le ciel, après le passage d'avions de ligne. Beaucoup de gens ont remarqué ce phénomène de plus en plus prépondérant dans les dernières années et ne se sont pas posés la question: de quoi s'agit-il ? et c'est quoi son impact sur l'environnement et les écosystèmes terrestres ?

Ce phénomène est connu sous le nom "chemtrail". Selon Wikipédia, le nom chemtrail est un néologisme construit par la contraction de l'anglais chemical trail, soit "traînée de produits chimiques", sur le modèle de et par opposition avec contrail (contraction de condensation trail ou traînée de condensation).

Selon ceux qui croient en leur existence, les chemtrails sont donc des traces blanches laissées dans le ciel qui ressemblent aux traînées de condensation des avions à réaction, mais diffèrent de celles-ci. Ainsi, à la différence des traînées de condensation, elles disparaîtraient beaucoup plus lentement et ne se formeraient pas à la "bonne" altitude.

Diverses théories sont associées aux chemtrails, toutes basées sur une hypothèse de départ qui est le fait que les chemtrails seraient constitués de produits chimiques inconnus déversés en haute altitude pour des raisons inconnues. Parmi les objectifs supposés de ceux qui procéderaient à ces épandages, on trouve la modification du climat et notamment la lutte contre le réchauffement planétaire, l'empoisonnement des populations, un moyen de communication pour l'armée, des expériences de guerre biologique ou des intentions occultes.

Vidéo I: Les chemtrails

Scientifiquement, les traînées de condensation également appelées traînées de vapeur, sont des nuages artificiels analogues à des cirrus allongés créés, le plus souvent, par les réacteurs d'avion ou plus rarement par les vortex de la voilure. En effet,

  1. Les ailes de l'avion produisent une dépression sur le dessus de l'aile (c'est en partie ce qui permet à un avion de voler). Cette baisse soudaine de la pression entraîne un abaissement de température (à l'image du fonctionnement d'un compresseur dans un réfrigérateur) susceptible de provoquer la condensation de l'humidité présente dans l'air et de conduire à l'apparition localement de gouttelettes d'eau qui gèlent dans l'air. Mais ce phénomène est rarement visible et peu durable.

  2. Les gaz d'échappement expulsés par les tuyères d'avion sont très chauds, et ils contiennent une proportion significative d'eau-vapeur (chaque litre de carburant consommé produit un volume quasi équivalent d'eau). Expulsés dans l'air raréfié et surtout très froid des hautes altitudes, à faible pression atmosphérique, la vapeur d'eau dépasse facilement le point de saturation. Elle se condense alors en de minuscules cristaux de glace qui forment le sillage blanc de l'avion.

Figure I: Différentes traînées, dont certaines évoluant en nuage d'altitude (Lille, 12 juin 2003 peu avant le coucher du soleil, direction W/NW)

Figure II: Traînées au soleil levant et évolution
(Lille, 08 Octobre 2006)

Figure III: Traînées de condensation au dessus de la Nouvelle Écosse

Selon les spécialistes, les vols produisant des chemtrails ont un double impact sur le climat terrestre. En effet, les émissions des gaz à effets de serre tel que le CO2 produits par la combustion du carburant fossile aggrave le phénomène du réchauffement climatique global du climat terrestre. Toutefois, ces mêmes émissions ont tendance à causer un refroidissement local en construisant des nuages écrans diffusant le rayonnement solaire à l'extérieur de l'atmosphère et diminuant ainsi le taux d'ensoleillement des zones en question. Ce phénomène est appelé "obscurcissement planétaire" ou encore "assombrissement global" (voir les vidéos II à IV). Ces résultats ont été approuvé lors de la suspension des vols commerciaux au dessus des états unis pendant le 11 Septembre 2001.

La suspension de tous les vols pendant 3 jours au dessus du territoire américain suite aux attentats du 11 septembre 2001 a permis à Davis Travis de l'Université du Wisconsin de noter une forte augmentation, de plus d'un degré Celsius, de l'amplitude thermique d'une journée (écart entre la température la plus haut, le jour, et la plus basse, la nuit). Les mesures et les modèles ont montré que, sans traînée de condensation, l'amplitude des températures entre le jour et la nuit était d'environ 1 degré plus élevée que lors de la période précédente. Cet écart est significatif. En effet, même si la température varie fortement d'un jour à l'autre, rendant le recueil de données peu significatif, l'amplitude jour/nuit, pour sa part, est un facteur beaucoup moins variable d'un jour à l'autre.

Donc en conclusion, les chemtrails sont responsables de deu effets antagonistes:

  1. Un refroidissement local et à court terme du climat, et

  2. Un réchauffement global et à long terme de l'atmosphère terrestre.

Dans ce qui suit, on présente un documentaire déjà diffusé par ARTE, intitulé "Dans l'ombre du ciel" et qui traite la problématique d' "obscurcissement planétaire".

Vidéo II: Partie I du documentaire "Dans l'ombre du ciel" - ARTE Septembre 2007

Vidéo III: Partie II du documentaire "Dans l'ombre du ciel" - ARTE Septembre 2007

Vidéo IV: Partie III du documentaire "Dans l'ombre du ciel" - ARTE Septembre 2007

Malgré les différentes études menées par les climatologues dans les quatre coins du monde, beaucoup de gens réfutent l'impact "négatif" des chemtrails en considérant que ce phénomène est loin d'être nocif mais plutôt "Climate Friendly". Ils accusent les scientifiques qui crient haut et fort aux dangers des émissions polluantes à moyen et long terme et de tels phénomènes qui tendent à bouleverser l'équilibre de l'atmosphère terrestre et désequilibrer les écosystèmes sur la terre, d'ennemis de la technologie et du confort humain. Ils avancent plutôt l'argument de "la théorie du complot" !

Personnellement, il me semble que notre planète est hors de sécurité et ceci à cause de l'exploitation commerciale abusive des ressources naturelles, le non respect de l'équilibre écologique et la folie économique des industries les plus polluantes. On court de plus en plus de risques et ce sont nos enfants qui payeront le plus, nos actes !

Références:

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Chemtrails

  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Tra%C3%AEn%C3%A9e_de_condensation

  3. www.dailymotion.com

Posté par BroadWay à 08:06 - Environnement & Ecologie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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